De Paule à poule
Henri Rochou l’immortalise au XIXe siècle dans un tableau exposé au Capitol. Cette découpe s’en inspire
Paule de Viguier ( 1518 - 1610) très belle adolescente, Paule remet les clés de la ville de Toulouse au roi de France François 1er qui se serait écrié « oh la belle Paule ».
L’égérie et fierté de la cité occitane perd un enfant, dans sa douleur elle se consacre aux belles lettres et devient influente dans le monde des arts.
Une structure mère-enfant du CHU de Toulouse porte aujourd’hui son nom ainsi que plusieurs navires de la marine royale et nationale française qui pour honorer la Belle fait dériver le a de Paule vers un o ?!
Les navires affublés de ce nom de volatile ont semble-t-il un destin intéressant:
la première Belle poule transporta Benjamin Franklin ambassadeur des Amériques (et inventeur du paratonnerre ) durant la guerre d’indépendance. Elle se distinguera plus tard en combattant avec succès le navire anglais Aréthusa. Cette victoire fera porter à la cour de Marie-Antoinette la fameuse coiffure « à la belle poule » chignon surmonté d’une maquette !
La seconde Belle Poule sillonne l’océan indien et accoste les comptoirs de la Cie des Indes, elle s’acquitte de missions scientifiques et de son lot de relevés cartographiques, au retour vers la France elle attaque un convoi britannique mais perd la bataille.
La troisième construite en 1834 reste célèbre pour avoir ramené les cendres de Napoléon 1er de Saint-Hélène. La quatrième Belle Poule goélette morutière à hunier de 1931, le voilier-école de la Marine Nationale fait parfois escale à Concarneau .
Curieux usage que d’invoquer un gallinacé pour vanter la beauté et l’intelligence d’une femme … en ce XXIe siècle, en ce 8 mars redonnons-lui son A pour que de basse cour elle entre avec majesté dans la cour des Grandes dames.
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