20 mai 2013
de Mémoire de Phares

18 mai 2013
Quand les sirènes prennent leur pied
Remarquées l'année dernière au festival "Si la mer monte" de l'île Tudy, les talentueuses Elsa Birgé et Michelle Buirette. Ci-dessous un accessoire de modeuse qui pourrait s'inscrire dans leur spectacle ou à l'occasion des rencontres mondaines des Quat'Sardines !
Les palmes à talon de l'artiste belge Paul Schietekat réalisés entièrement en caoutchouc pour une exposition. La facétie cordonnière de ce blagueur de Paul a tellement plu que le créateur Jean-Paul Gaultier, un autre petit rigolo de la mode, lui a passé commande pour son défilé prêt à porter de l’été 2007. Le pied palmé, c’est branché! (Anabelle chez Sarenza).
17 mai 2013
tu as dit...sardines à Tudy ?
à l'initiative de Béatrice Giffo, la Maison de la Pointe se prête aux courants marins d'Annie Julien, aux écailles de Gaëlle Le Fur, aux alevins de notre hôtesse et aux sardinades d'Anh Gloux
les clupéidés ont un oeil sur le phare des Perdrix
14 mai 2013
Si la mer monte
Petite migration du côté de l'Ile Tudy le week-end prochain à la Maison de la Pointe, invitée par Béatrice Giffo qui anime un atelier de gravure sur linoleum avec pour thème "les sardines s'envolent", à l'occasion du festival Si la mer monte... un festival pour informer, fédérer, créer, penser et divertir sur les causes et conséquences du réchauffement climatique.
du 18 au 20 mai 2013
"EFFET MER est née à l’Ile-Tudy, de la rencontre de personnes, îliennes ou non, attachées à la beauté et au caractère remarquable de l’endroit et de leur désir d'accueillir dans ce beau lieu, hors période touristique estivale, des spectacles de musique, de théâtre, de contes, des ateliers scientifiques..... Effet Mer souhaite faire découvrir et aimer cette presqu’île à l’occasion d’un original festival annuel
« Si la mer monte » un festival qui, à côté d’une approche festive, cherche à faire prendre conscience, à l’heure du dérèglement climatique, de la fragilité des côtes en France et dans le monde."
Patrimoine maritime
Gwalarn, l’association qui porte à Concarneau la mémoire vivante de la voile traditionnelle, sera présente quai d'Aiguillon le 25 Mai prochain durant les festivités nautiques Escale C.
Elle présentera ainsi ses membres, groupes, institutions et personnes, armateurs et navigateurs dédiés à l’entretien et la transmission des bateaux et des techniques qui ont fait l’histoire et l’image du port.
Gwalarn a obtenu un prix aux fêtes de Brest l’été dernier pour son action de collecte de témoignages, contribution au maintien du patrimoine de notre ville d’Art et d’Histoire.
Gwalarn a proposé à la Chambre de Commerce la prise en charge du ponton nord au quai d’Aiguillon, pour y ménager les activités de la flottille de voiliers de travail, pêche et transport, voiliers école, plaisance classique, misainiers, voiliers pilotes.
Ce sera un des volets de la renaissance de l’arrière-port, sous les remparts de la Ville Close.
10 mai 2013
La Bigorne II
On ne peut dissocier La Bigorne dancing fortement ancré dans l’anse du St Laurent et son emblématique patron Loulou de sa vedette de plaisance La Bigorne II. Une solide vedette en bois de 15m construite au chantier de Sartrouville en 1958 qu’il avait achetée au début des années 1970.
Armée à la pêche côtière sous le N° CC 683731, Loulou navigue quand il n’est pas derrière son bar, au large de Groix à la pêche au gros ou à l’Ile de Sein pour récupérer quelques homards.


La Bigorne II CC 683731 va naviguer pendant de nombreuses années depuis son port d’attache Port-La-Forêt. Puis, au départ définitif de Loulou, comme pour le dancing, les héritiers se désintéresseront de la vedette qui sera laissée à l’abandon sur la plage de Kerléven.
Mise en vente la vedette ne trouvera pas acquéreur et les pilleurs commenceront à s’occuper du bateau, après les hélices et le matériel divers La Bigorne II agonisera définitivement sur le sable secouée à chaque grande marée. Fin 1995 la coque est déconstruite entièrement.
Ainsi se terminait la saga Loulou de la Bigorne.
(doc Jean-Michel Robert)
***
Evoquer la Bigorne fait sourire avec nostalgie tous concarnois en âge d'avoir foulé le pont du dancing. Il semblerait que notre époque balaie ces grains de sel qui rendent la vie plus croustillante. A force de bienséances de restriction d'empêchement de taxes et d'uniformité quels souvenirs laissera Concarneau aux générations suivantes ? Attention ! des artistes pourraient investir les rues, des musciciens faire de la musique trop tardivement dans la nuit, des restaurateurs envahir honteusement les trottoirs avec leurs terrasses, des marins partir en goguette sur les quais et tout cela sans que des institutions recoltent la dîme !? Allez, il est temps d'allumer la télé...
La Bigorne, quand les concarnois allaient guincher
Petite disgression printanière à propos d'un nom que portait un navire bien connu à une époque, où tanguer à l'entrepont était le but recherché, où en ressortir cornu devait être un risque. Mais d'abord le terme de Bigorne est emprunté au latin bicornis, « qui a deux cornes ». C'est une sorte d'enclume dont chaque extrémité est en pointe qui sert à tourner en rond ou arrondir les grosses pièces. (Littré). En terme de marine: Coin de fer pour couper les clous qu'on trouve dans les joints quand on calfate.
Et voici donc l'histoire d'un navire, celui de Loulou La Bigorne qui fit les beaux jours des soirées concarnoises, racontée par Jean-Michel Robert. Quand le Cabelllou devient la Bigorne:
Le Cabellou CC 2638 ici le jour de la fête de la mer en 1949
Dans les années 1960 le vieux chalutier de 18 mètres Cabellou aurait déjà dû depuis longtemps disparaître après avoir tant d’années navigué au chalut à la sardine et même au thon. Construit en 1939 pour Jean Marie Sellin il est réquisitionné dès 1940 par les Allemands pour devenir dragueur de mines à Lorient, Jean Marie Sellin ne sera pas embarqué à bord il est réformé à la suite d’un accident qui lui avait valu de perdre deux doigts lors d’un embarquement précédent.
La presse du O9 Mai 1960
La vieille coque est déjà la proie des démolisseurs, l’Entreprise Thépot a déposé le moteur et enlevé toute la ferraille qui peut être vendue.
Et voila, Loulou est arrivé tel zorro !
Sur une idée originale d’un « Original » Louis Le Mouëllic dit Loulou la vieille coque en bois sera amenée dans un endroit accessible aux visiteurs et il en fera un dancing ou tout au moins un bar sur mer. Et la presse va titrer
« La saison touristique se prépare … ! »
Jeudi 12 Mai 1960-18h00 par coefficient de marée 106, remorqué par la Jeanne-Yvonne de Jean Le grand, le Cabellou est déplacé de l’arrière port vers l’anse de St Laurent, très haut pratiquement à toucher le petit pont de pierre qui permet de passer sur la rive de La Forêt-Fouesnant. Il portera désormais le nom de : LA BIGORNE.
Le Cabellou arrive dans le St Laurent. Une autre vieille coque celle du dundee Anna Pierre l’attend mais sur la rive droite de l’anse.
Sommairement aménagé ce lieu va devenir bien vite le centre de nombreuses festivités; c’est le rendez-vous à la mode, vont y venir Johnny, Carlos, Sylvie Vartan Dutronc etc… et toute la jeunesse Concarnoise.
C’était un peu folklo ! aux marées de 90 le plancher de la piste de danse est sous l’eau il faut évacuer, mais on y allait «pour l’ambiance la musique branchée et surtout Loulou le Patron ».
Donc quand la marée montait le Capitaine faisait évacuer les femmes et les bouteilles en premier, et, tout ce beau monde se trouvait sur la route au milieu de dizaines de voitures stationnées en vrac des deux côtés de la chaussée, le risque d’accident était maximum. La fête se poursuivait la plupart du temps les mocassins dans la vase.
Mais service service l’Administration va sonner la charge, le Tribunal Administratif de Rennes ordonne rapidement le retrait de l’objet du litige (dixit l’arrêté).
Il est vrai que Loulou avec sa verve habituelle avait tout simplement oublié !! que l’on était sur le domaine maritime et que certaines autorisations étaient quand même nécessaires.

Il faut déplacer le bateau lui donner une assise stable et éviter que l’eau n’envahisse le parquet de la piste.
Le 20 janvier 1961, remplis de fûts vides à la faveur de la grande marée, remorqué par le Roi de Coeur d’Alexandre Le Lay et avec le concours des ouvriers du chantier Lancien, le convoi quitte l’anse du St Laurent et revient au mouillage dans l’arrière port.
C’est bon affirme Loulou, dès le 15 mars le vieux chalutier reprend la route inverse et vient s’installer toujours dans l’anse du St Laurent mais cette fois sur une partie du rivage hors du domaine maritime enfin un peu ! sur une parcelle privée et toujours sur la rive gauche. La situation est encore contestée, mais cette fois entourée d’une dalle de béton et aussi toujours à la limite … de toute législation la fête va reprendre de plus belle et le bateau restera dans cette position jusqu’à sa fermeture.
On a même installé un escalier et une passerelle un peu rudimentaires et grand luxe une bouée couronne placée à l’entrée du bateau des fois que l’on tombe dans la vase !!
Début 1972, nouvelle transformation: la partie centrale est ouverte et couverte on augmente la surface, on améliore le confort intérieur si on peu dire. Une passerelle a été installée coté extérieur depuis la rive pour servir d’accès et de sortie de secours, la coque a été ouverte, le vieux Cabellou n’a plus rien d’un bateau. (photos JMR 1980)
Encore quelques années, de nouveaux dancings se sont ouverts, plus modernes, plus accessibles et Loulou va se consacrer à une nouvelle activité la pêche au gros. A partir de 1984 commence le déclin et ce sera bientôt la fermeture de ce qui a été l’un des dancings les plus connus dans la région.
En 1990 le bateau est pratiquement laissé à l’abandon, puis Loulou nous quitte et ce ne sera que polémiques sur les dispositions à prendre. Ses héritiers vont se heurter une nouvelle fois à l’administration, il fallait faire disparaître du paysage les restes du bateau et ceux de la dalle de béton.
Finalement après bien des démarches et mêmes des décisions de justice ce sont les services techniques de la ville de Concarneau qui se chargeront de détruire et éliminer ce qui restait de ce qui fut un des hauts lieux des nuits concarnoises. La ville en supportera les frais. Aujourd’hui c’est l’amorce du chemin côtier qui passe sur les décombres. Loulou la Bigorne avait marqué son temps.
(à suivre "la Bigorne II")
28 avril 2013
Puces de Mer à Concarneau
les associations Gwalarn Pôle de Voiles traditionnelles et Plein Phare sur Penfret
organisent des Puces de mer durant le week-end du Nautisme , en périphérie du salon Escale C à Concarneau.
le samedi 25 mai 2013
le long du quai d'Aiguillon face à la Ville Close, toute la journée
Les personnes intéressées pour avoir un stand Puce peuvent contacter Yann le Berre : le-berre.yann@wanadoo.fr
23 avril 2013
mouvements de port
Abeille Bourbon, basé à Brest, propriété des Abeilles international société créée en 1976, armement d'origine réunionnaise division de Bourbon (groupe) est un remorqueur (RIAS) d'intervention, d'assistance et de sauvetage dans les parages du rail d'Ouessant.
Longueur : 80 mètres
Maître-bau : 16,5 mètres
Tirant d'eau : 6 mètres
Capacité : 200 tonnes de traction au point fixe
Tonnage : 3 200 tonnes
Propulsion : 5 435 ch × 4 (4 000 kilowatts)
Puissance : 21 740 ch
Vitesse : 19,5 nœuds (par temps calme)
L'île de Mascareigne devient Bourbon du nom du roi de France en 1649, et prend le nom de l'île de La Réunion à la Révolution française.








































